vendredi 5 mai 2017

Deux conférences autour de la mémorialisation.

Le CERCIL organise en mai deux conférences autour de la question des lieux de mémoire.

 Les lieux mémoriaux peuvent-ils raconter l’indicible ?
Jeudi 18 mai 2017 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv
 L’exemple du Mémorial aux juifs assassinés d’Europe de Berlin par Laurent Aucher, maître de conférences en sociologie à l’Université d’Orléans, chercheur au CEDETE (Université d’Orléans), membre du LCSP (Université Paris Diderot).
"Si, à l’instar de la madeleine de Proust, les « lieux de mémoire » jouent un rôle essentiel dans le maintien et le rappel des souvenirs individuels, ils sont aussi porteurs d’autres enjeux, notamment sociaux.
S’appuyant sur une enquête par observations des pratiques de visite réalisée à Berlin en juillet 2014 au Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe (Denkmal für die ermordeten Juden Europas) de Peter Eisenman, le sociologue montre que cet espace mémorialisé n’est pas neutre. Plus encore, il est celui duquel sourdent des comportements paradoxaux : alors même qu’il est conçu pour un usage mémoriel, le dispositif architectural d’Eisenman favorise des attitudes liées à la société de consommation et de loisirs."

Le fond de Moscou des archives nationales, une fin de guerre froide ou un nouveau « lieu de mémoire » ?
Vendredi 9 juin 2017 à 18h
à Orléans aux Archives départementales du Loiret
par Sylvie Le Clech, conservatrice générale du patrimoine, directrice régionale des affaires culturelles de la région Centre-Val de Loire. Conférence organisée avec les Archives départementales du Loiret.
« L’appellation “fonds de Moscou” désigne un important ensemble de fonds d’archives, d’origine privée ou publique, saisies par les forces d’occupation allemandes lors de leur arrivée à Paris en 1940. Transférées dans les territoires du Reich afin d’y être exploitées, ces archives passèrent aux mains de l’Armée Rouge après la capitulation du régime nazi. Elles ont été conservées pendant plus de 50 ans aux Archives spéciales centrales d’État de l’URSS à Moscou. La chute du bloc soviétique permit leur restitution à la France entre 1994 et 2001. »
Ce fonds, constitué à 95% d’archives de la direction de la Sûreté générale du ministère de l’Intérieur (aujourd’hui direction centrale de la Police nationale) est conservé aux Archives nationales.

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