vendredi 14 mars 2014

Les chaises de la place des héros.

Sur la place des héros du ghetto, à Cracovie, la commémoration de la mort des juifs du ghetto ne se pose pas après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le régime communiste ne veut parler que des résistants de son parti.
Après 1989, suite à la chute de l'empire soviétique, un concours artistique et mémoriel est lancé. De nombreux projets monumentaux sont proposés qui écrasent l'individu face à l'Histoire.
Le projet de 65 chaises vides en bronze est retenu, car il symbolise l'absence des juifs assassinés, surtout au centre de mise à mort de Belzec (il y avait 65 000 Juifs qui vivaient à Cracovie avant la Seconde Guerre mondiale). Des chaises de plus petite taille rappellent la mort des enfants assassinés.
En 2005, cette installation artistique, réalisée par deux architectes cracoviens Piotr Lewicki et Cazimierz Lataka, est inaugurée.
Toutes les chaises ou presque sont orientées vers une pharmacie, l'apteka de Taddeus Pankiewicz, qui  permit à de nombreux juifs de trouver du réconfort au milieu de cette horreur et aussi de fuir le ghetto.
Deux chaises sont tournées  l'une vers un hôpital et l'autre vers la gare de déportation.
Jean-Christophe Annede, Marie , Jean-Philippe des Moulières, Frédéric Delahaye.


1 commentaire:

  1. Il y a 65 chaises sur la place, en mémoire des 65 000 Juifs qui vivaient à Cracovie avant la Seconde Guerre mondiale. Elles symbolisent le deuil et l'absence.
    Pharmacie en polonais se dit apteka. Le pharmacien du ghetto s'appelait Tadeusz Pankiewicz. Il a reçu le titre de Juste parmi les Nations, décerné par l'institut Yad Vashem de Jérusalem. Ses mémoires ont été publiées en français sous le titre "La pharmacie du ghetto de Cracovie" par les éditions Actes Sud en 1998.

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